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28
OCT
2019
Policiers en burn out

Policiers en burn out

Burn-out aussi chez les policiers ?

Délégué national chargé des conditions de travail au syndicat de police Alliance, Frédéric Galéa, était interviewé par France Info en avril 2019 après l’annonce du ministre de l’Intérieur de la création d’une « cellule alerte prévention suicide ».

La police est loin d’être épargnée par le fléau des burn-out que connait notre société. Nous déplorons une cinquantaine de suicides par an depuis près de vingt ans ! Cela pousse à réfléchir, à chercher des remèdes.

Il faut « agir en amont, sur les conditions de travail, sur l’organisation du travail, sur le management et réussir à réconcilier vie privée avec vie professionnelle » a affirmé le responsable syndical.

Régulièrement sont mis en place des plans d’accompagnement, des mesures de soutien par des psychologues, un suivi social et médical, en 2010, 2015, 2018… pour accompagner le personnel fragilisé.

En fait d’un plan à l’autre, quels sont les progrès réellement enregistrés? Pourquoi toujours autant de drames et de suicides dans la profession?

« Une hiérarchie défaillante ou un management trop défaillant, trop directif, peut mettre complètement en situation de souffrance toute une unité de police. »

 

Les policiers ont-ils la sensation d’une perte de sens dans leur métier ?

Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux s’interrogent sur le sens de leurs missions et sur leur véritable utilité. Quand on prend le temps de les écouter, ils disent, ‘je ne suis pas rentré dans la police nationale pour faire la plante verte, pour faire des tâches qui ne correspondent pas véritablement à ma profession’. Ces tâches indues viennent rajouter à ce malaise qui petit à petit glisse vers un mal-être policier.

Aujourd’hui la plupart des plans étaient de détecter des agents fragilisés, nous ce qu’on souhaite en tant que policiers, c’est de trouver les mesures qui empêchent les policiers d’être fragilisés par leur métier.

C’est agir en amont, sur les conditions de travail, sur l’organisation du travail, sur le management et réussir à réconcilier vie privée avec vie professionnelle. Quand on n’est pas impacté par le terrorisme, on est impacté par le maintien de l’ordre, ou par une délinquance de plus en plus violente et puis aussi depuis Magnanville et certains actes terroristes, le policier est une cible. Et l’inquiétude supplémentaire, qui rajoute du stress, c’est qu’il comprend que sa famille peut aussi devenir une cible ».

L’analyse est pertinente.

En effet, le burn out réalise la forme ultime de stress. Le risque suicidaire est très important à ce stade.

Le burn out atteint les meilleurs d’entre-nous, dans tous les corps de métier.

Il atteint les personnes les plus impliquées dans leur travail, les amoureux de leur travail, ceux qui sont le plus affectivement investis dans leurs tâches.

Le burn out s’apparente beaucoup à une dépression d’épuisement en relation avec le travail. Le sujet est caractérisé par cet épuisement physique et psychologique, la perte de sens de son travail qui pourtant occupait une si grande place dans sa vie et un grand vide émotionnel. Il est aisé de comprendre dans quel désarroi et désespoir se trouve la personne atteinte de burn out.
Bien sûr la vie privée entre également en jeu avec son lot de soucis mais aussi le possible soutien qu’il apporte et permet de mieux résister au stress. Ce soutien est essentiellement familial.

Quelle solution au burn out ?

La réelle solution est bien d’agir en amont, une véritable prévention. En effet, La personne atteinte de burn out a sa personnalité brisée. Et comme un vase brisé, on a beau recoller les morceaux, cela ne sera jamais comme avant.

Et c’est bien le problème. Rares sont les personnes qui pourront reprendre leur activité professionnelle et la plupart du temps, requalifiée dans à poste comportant moins de responsabilités.

Le rôle du policier est très noble, il est le gardien de l’ordre dans notre société. Sa vocation est d’aider, de prêter assistance, de protéger.

Je réfléchis souvent aux efforts et à tous les risques que prennent les policiers dans leurs missions et les arrestations et qu’ensuite, en aval, la justice, elle-même débordée, semble ne pas prendre le relais de tout cet investissement. Les délinquants semblent être relâchés si vite. Il s’en suit une certaine incohérence des missions, des attitudes contradictoires.

Comment ne pas perdre pied dans ce contexte et rester serein quand, en plus il faut faire face à une certaine mésestime voire une agressivité de la population ?

Je pense sincèrement que l’amélioration de la qualité de vie au travail des policiers passe par plus de soutien hiérarchique. Que les policiers se sentent soutenus par leurs supérieurs. Que les missions soient bien clarifiées. Que les relations verticales restent empreintes de respect pour que perdure l’esprit de leur expression « je fais partie de la Maison !».

26
MAI
2017

Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien !

Le stress professionnel en France et de façon plus générale dans tous les pays industrialisés, représente un véritable fléau.
Les différentes études statistiques, de divers pays et dans diverses entreprises convergent avec des scores vertigineux:

  • en moyenne 40 à 60 % de salariés sont perturbés dans leur travail à cause du stress
  • 70 à 80% des cadres ont un niveau de stress qui les expose à des pathologies.

Le stress est la deuxième cause d’arrêt de travail, avec un coût social estimé en 2016 à 3 milliards d’euros pour la France.

La lutte contre le stress professionnel est régie par l’article L 41-21 du code du travail: l’employeur est tenu de veiller à la santé physique et mentale de ses employés. Il a une obligation de moyens et de résultats. Au-delà de l’obligation légale, il parait de toutes les façons logique qu’un salarié moins stressé soit plus productif. La vie est bien plus fluide sans stress. L’enjeu est d’atteindre une meilleure productivité dans une ambiance de travail saine. Ainsi, il paraîtrait logique avec tous ces arguments que les chefs d’entreprises soient attentifs à développer des solutions contre le stress et par voie de conséquence réduire les arrêts de travail et le turn over.
Chacun y va de son analyse sur la part de responsabilité entre la vie privée et la vie professionnelle, sur  les conditions de travail, sur les difficultés socio-professionnelles…
Mais le temps de l’analyse est passé, il faut maintenant réunir les efforts des différents acteurs de la lutte contre le stress pour réagir de façon concrète.

L’an dernier, le France a déploré le suicide de 50 policiers, de 50 médecins et une centaine d’agriculteurs se sont donné la mort. Depuis le début de l’année, 5 internes en médecine se sont suicidés.
Il est grand temps de réagir concrètement! Plus de langue de bois ni d’hypocrisie de certains comités de direction!

Encore trop d’entreprises se contentent d’installer des pseudo-solutions, uniquement pour se dédouaner de la loi et pour sauver les apparences. Combien d’entreprises se disent avoir déjà pris les « mesures nécessaires » comme dans le vieux refrain « la maison brûle mais tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien! »

J’ai donné au stress au travail le surnom de « syndrome de l’iceberg »!

  • La zone émergée: seulement 10% de la masse totale, représente les drames médiatisés: les burn-out et les suicides qui font la une des médias.
  • La zone immergée: 90% de la masse totale, représente la grande majorité des salariés qui souffrent du stress en silence et qui méritent une prise en charge.

Depuis 2013, je ne ménage pas mes efforts entre mon cabinet et la gestion du stress professionnel:  je propose aux entreprises une formation dédiée à  libérer leurs salariés cadres et non-cadres, du stress.
J’ai développé des conférences pour instruire les collaborateurs à mieux gérer le stress. La pédagogie que j’y dispense est le fruit de 30 ans d’expérience de médecin. Les entreprises où je suis intervenu ont vu diminuer les arrêts de travail et ont noté un investissement accru des salariés dans leurs tâches, un développement du sentiment d’appartenance.

Dans mes conférences, je démystifie le stress, j’y donne une meilleure réflexion sur la vie en collectivité, animée de bienveillance et de gratitude. Le respect réciproque entre les collaborateurs et la direction. Les participants y ont l’occasion d’acquérir plusieurs outils très pratiques à mettre en oeuvre en cas de stress. J’ai également mis à la disposition des entreprises les séances individuelles de Neuro-énergie®. Ces séances sont qualifiées par une étude scientifique.
En moyenne, le stress diminue de 63% au décours des séances !

Un cadre que j’ai pris en soin en prévention d’un burn-out, me déclarait, tant il était impressionné par ses résultats: « Les chefs d’entreprises devraient faire la queue dans votre couloir! »
Les séances permettent ainsi de constater concrètement une diminution importante et immédiate du niveau de stress. Elles réalisent une véritable prise en charge du stress et une prévention efficace des complications liées au stress et du burn-out.

En dehors des frontières de l’hexagone, les chefs d’entreprises semblent beaucoup plus réceptifs et conscients de leur intérêt dans ce que je leur propose. Des entreprises européennes font appel à mon intervention pour améliorer la qualité de vie au travail. En Israël également, une équipe de soignant me demande de les former à la Neuro-énergie®.

Et je n’arrive pas à accepter qu’il faille se battre pour faire du bien.

10
NOV
2016

Une journée de formation le 27 Novembre 2016 au Luxembourg

Au vu de l’intérêt et du succès des précédentes conférences sur le stress déjà dispensées au Luxembourg par le Dr Jean-Luc Haziza, médecin dermatologue et diplômé d’Université pour les aspects biologiques et psychosociaux du stress, auteur de la Neuro-énergie®.

Une JOURNÉE de FORMATION / WORKSHOP

est organisée sur le thème

Gestion du stress professionnel / stress post-traumatique

 burn-out / insomnies / dépression / anxiété…

 

Le Dr JL Haziza vous présentera les différentes astuces pour ne pas sombrer dans le stress au quotidien

Dimanche 27 novembre 2016
PAF: 240€
Informations et réservation au Colisée : 33 74 18
75 rue du Luxembourg.  L- 8140 Bridel

Programme

  • définition du stress et de ses conséquences
  • bases d’une compréhension scientifique du stress
  • la Neuro – énergie ®
  • pause déjeuner libre
  • le stress professionnel
  • la gestion pratique du stress
  • les règles d’or pour mieux vivre ensemble
  • conclusion et remise d’une attestation de formation par la société JLH

 

17
MAR
2016
Luxembourg : le pays le plus riche de l'UE n’échappe pas au

Luxembourg : le pays le plus riche de l’UE n’échappe pas au burn-out

Quand on pense au Luxembourg, on pense souvent en premier lieu à ses atouts économiques : un taux de chômage très faible et une bonne protection sociale.
L’Eldorado pour tout salarié ? Pas si sûr. Il n’y a pas de rose sans épines…

A l’instar de la France, le Luxembourg n’échappe pas au problème du burn-out. 43 % des salariés du Luxembourg se disent «stressés, continuellement ou très souvent» et deux salariés sur dix pensent avoir subi des périodes de burn-out, selon une étude TNS-Ilres de 2010 réalisée pour la Chambre des salariés. Tous les secteurs d’activité sont touchés par le phénomène et en particulier les secteurs du social et de l’éducation.

Un tableau sombre, très sombre. En 2012, le ministre du Travail et de l’Emploi parlait même de « réalité dramatique ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 80 suicides recensés chaque année au Luxembourg, 8 à 10 sont imputables à un burn out ou un harcèlement au travail. 15 % de l’absentéisme en entreprise est lié au stress et 10 % des démissions sont générées par ce même stress lié aux mauvaises conditions et au mauvais environnement de travail. Selon le Quality of Work Index 2014 de la Chambre des salariés, «l’indice burn-out» du Luxembourg est à 3,9. La note 5 étant celle de la meilleure qualité de travail.

Tout comme en France, au Grand-Duché, le burn-out n’est pas reconnu comme étant une maladie professionnelle. Mais si la France a enfin lancé un groupe de travail pour réfléchir à la question, au Luxembourg, la tendance est au « circulez, il n’y a rien à voir ». « Une inscription générale au tableau des maladies professionnelles n’est actuellement, d’un point de vue médicolégal, pas justifiée», a indiqué Nicolas Schmit, ministre du Travail. « La plupart des études scientifiques et médicales concluent non seulement qu’il n’est pas démontré que certains secteurs ou groupes professionnels déterminés sont plus exposés que d’autres», a argumenté le ministre.

Un argument certes politique et qui a un fondement financier mais un argument qui ne justifie pas pour autant que les entreprises doivent rester inertes face à cette épidémie de salariés en souffrance. Car ne perdons pas de vue que le burn-out coûte cher aux entreprises !

La Chambre des salariés a créé, il y a quelques années déjà, en partenariat avec la Ligue Luxembourgeoise d‘Hygiène Mentale un service de conseil «stress» afin d’offrir des aides concrètes.
La «Stressberodungsstell» conseille gratuitement tout salarié concerné. Le but est de trouver ensemble avec lui des solutions appropriées pour l’aider à sortir du cercle vicieux.
Les mesures concrètes proposées peuvent être tout aussi variées que les raisons du stress chronique ou du burnout. Dans une thérapie de courte durée, des stratégies pour épauler le salarié à mieux gérer les conditions malsaines sont élaborées », explique la CSL.

Il est urgent que les employeurs cessent de jouer aux abonnés absents et s’engagent à leur tour dans la marche vers une prévention du burn-out !

11
MAR
2015

Les risques psychosociaux et le burn-out

Dans les prochains jours paraîtra le rapport du groupe de réflexion sur « Les risques psychosociaux et le burn-out », mis en place début 2014 par le ministère du travail.

Formé sous l’impulsion d’Ilma Choffel de Witte dont le mari, Nicolas, cadre supérieur à La Poste, victime de burn-out s’est suicidé le 25 février 2013, ce groupe de travail avait pour but de  » clarifier ce que recouvre le burn-out dans l’objectif de donner des recommandations pour mieux prévenir ce syndrome ».

Le thème du burn-out est devenu un sujet d’actualité.
Mercredi 7 janvier, l’institut Think pour le cabinet conseil Great place to work, qui établit chaque année un palmarès des entreprises où il fait bon travailler, a publié son enquête qui a été menée en ligne auprès de 1 000 salariés « avec un échantillon représentatif selon la méthode des quotas (genre, âge, profession, statut, secteur, taille et région) ».

En effet, à la question « êtes-vous confrontés à des situations de burn-out (arrêt de travail soudain suite à un épuisement lié aux conditions de travail) ou à des niveaux de stress très importants »,

  • 17 % des salariés interrogés répondent « oui, pour moi-même, je suis potentiellement en situation de burn-out »,
  • et 31 % « oui, pour des proches dans mon entourage professionnel »

Le 20 novembre 2014, l’organisme de formation et de conseil en ressources humaines Cegos avait publié son « baromètre » 2014 sur le climat social, qui montrait qu’un salarié sur quatre déclarait avoir vécu
« un problème psychologique grave lié au travail (dépression, burn-out) ».

Dans la foulée de la publication de son enquête, en janvier 2014, Technologia avait lancé un appel pour
« reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle ».
Le cabinet avait précisé qu’il s’agirait de créer deux nouveaux tableaux de maladie professionnelle : la dépression d’épuisement et l’état de stress répété conduisant à une situation traumatique.

Cet appel a été repris en décembre 2014 par une trentaine de députés de la majorité, à l’initiative de Marie-Françoise Bechtel, députée MRC de l’Aisne, à l’adresse du gouvernement.

Au ministère du travail, où ce sujet est pris en compte, on avance à pas prudents. La DARES, département études et statistiques du ministère, explique qu’elle « ne dispose pas de chiffres parce qu’il n’y a pas de définition scientifique consensuelle sur le burn-out ».

C’est pourquoi en 2016, une enquête sur les risques psychosociaux sera lancée, conjointement avec l’Insee. Celle-ci devrait être d’une tout autre dimension que les sondages publiés récemment par des cabinets privés.

Source:
Eléments recueillis dans l’article de la journaliste du Monde Francine Aizicovici. En savoir plus

Le secteur des PME est aussi très atteint. 
Le 3 novembre 2014, l’Observatoire Amarok  publiait son étude sur 1000 “patrons” français de PME, artisans, commerçants et professions libérales.
Il montre une surcharge en heures de travail dans 92,8%, la pression de la concurrence (84,6%), le stress généré par la perte d’un client (68,8%), par une facture impayée (67,5%)…, un problème de trésorerie (63,4%), par la pression fiscale (60,6%), par l’absentéisme des salariés (60,3%).
Responsable encore le climat de dévalorisation du “patron” souvent vu comme un profiteur, un fraudeur voire harceleur, en fracture avec les pouvoirs publics qui, selon lui,  le traite en adversaire plus qu’en usager responsable.
Source: Arnaud Le Gal, Les Echos.

 

Il est grand temps de prendre en charge les risques psychosociaux, les solutions existent tant au niveau de l’organisation de l’entreprise que de la sensibilisation et de la formation  des managers et des collaborateurs. Nous proposons notamment la Neuro-énergie comme solution aux risques psychosociaux  et au burn-out. Par son action ciblée sur les centres nerveux du stress, la neuro-énergie donne un soulagement important, très rapide à mettre en oeuvre.
Elle a fait l’objet d’une étude statistique exploratoire. L’intervention en entreprise ne nécessite pas de longue anamnèse. Plus l’intervention sera précoce dans la genèse des risques psychosociaux et meilleure sera la prévention du redoutable burn-out.

Nos prestations peuvent entrer dans le cadre de la formation professionnelle, avec une prise en charge totale ou partielle de l’OPCA.