JLH énergie Formation - Dr Jean-Luc Haziza
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23
SEP
2016

Colloque sur le stress Le POINT

Le 22 septembre 2016 s’est tenu le colloque : « Stress, santé et qualité de vie au travail ».

Organisé par LE POINT à Paris. Les débats ont été animés par Anne Jeanblanc, journaliste LE POINT,  qui a réuni 14 intervenants de profession diverses pour tenter par leur participation active de décrypter les nouveaux axes de la prévention du 3ème plan santé au travail de 2016-2020 :

Ce colloque s’est tenu avec la participation active de DECHERT LLP, GENERALI et SEMAPHORES ENTREPRISES, autour des grandes questions suivantes :

  • De quelle palette d’outils l’entreprise dispose-t-elle pour prévenir le stress et actionner l’un des premiers leviers du bien-être : LE CAPITAL HUMAIN
  • Comment résoudre ce facteur n°1 du stress et du mal être pour gagner en efficacité ?
  • Le Burn-Out : où en est-on ? : La loi sur le dialogue social loi « Rebsamen » fut un premier pas dans la reconnaissance des maladies psychiques dans les maladies professionnelles.

 

Le dialogue des intervenants a débouché sur la réalité dure du «travail ensemble» qui traverse une crise majeure en France  et affecte la santé psychique des salariés et représente un  coût  considérable pour l’entreprise (arrêt de travail, burn-out etc…).
A ce titre, le Docteur Jean-Luc HAZIZA, est intervenu pour souligner l’urgence de remettre dans tous les secteurs d’activités de l’entreprise, les valeurs sociales comme «la gratitude, le respect, la bienveillance» des managers envers leurs subordonnées et réciproquement.
Son intervention a soulevé l’enthousiasme des intervenants (scientifique, philosophe et entrepreneurs).
Le constat est unanime de rapports humains dégradés aujourd’hui dans l’entreprise que seules des valeurs sures pourront pallier.
Les intervenants ont relevé l’importance du rôle des partenaires sociaux et des outils qui leur permettront d’éduquer  leurs  attitudes au travail pour le respect de tous et la qualité de vie au travail afin de préserver le travailleur dans sa dignité d’être humain.

 

 

17
MAR
2016
Luxembourg : le pays le plus riche de l'UE n’échappe pas au

Luxembourg : le pays le plus riche de l’UE n’échappe pas au burn-out

Quand on pense au Luxembourg, on pense souvent en premier lieu à ses atouts économiques : un taux de chômage très faible et une bonne protection sociale.
L’Eldorado pour tout salarié ? Pas si sûr. Il n’y a pas de rose sans épines…

A l’instar de la France, le Luxembourg n’échappe pas au problème du burn-out. 43 % des salariés du Luxembourg se disent «stressés, continuellement ou très souvent» et deux salariés sur dix pensent avoir subi des périodes de burn-out, selon une étude TNS-Ilres de 2010 réalisée pour la Chambre des salariés. Tous les secteurs d’activité sont touchés par le phénomène et en particulier les secteurs du social et de l’éducation.

Un tableau sombre, très sombre. En 2012, le ministre du Travail et de l’Emploi parlait même de « réalité dramatique ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les 80 suicides recensés chaque année au Luxembourg, 8 à 10 sont imputables à un burn out ou un harcèlement au travail. 15 % de l’absentéisme en entreprise est lié au stress et 10 % des démissions sont générées par ce même stress lié aux mauvaises conditions et au mauvais environnement de travail. Selon le Quality of Work Index 2014 de la Chambre des salariés, «l’indice burn-out» du Luxembourg est à 3,9. La note 5 étant celle de la meilleure qualité de travail.

Tout comme en France, au Grand-Duché, le burn-out n’est pas reconnu comme étant une maladie professionnelle. Mais si la France a enfin lancé un groupe de travail pour réfléchir à la question, au Luxembourg, la tendance est au « circulez, il n’y a rien à voir ». « Une inscription générale au tableau des maladies professionnelles n’est actuellement, d’un point de vue médicolégal, pas justifiée», a indiqué Nicolas Schmit, ministre du Travail. « La plupart des études scientifiques et médicales concluent non seulement qu’il n’est pas démontré que certains secteurs ou groupes professionnels déterminés sont plus exposés que d’autres», a argumenté le ministre.

Un argument certes politique et qui a un fondement financier mais un argument qui ne justifie pas pour autant que les entreprises doivent rester inertes face à cette épidémie de salariés en souffrance. Car ne perdons pas de vue que le burn-out coûte cher aux entreprises !

La Chambre des salariés a créé, il y a quelques années déjà, en partenariat avec la Ligue Luxembourgeoise d‘Hygiène Mentale un service de conseil «stress» afin d’offrir des aides concrètes.
La «Stressberodungsstell» conseille gratuitement tout salarié concerné. Le but est de trouver ensemble avec lui des solutions appropriées pour l’aider à sortir du cercle vicieux.
Les mesures concrètes proposées peuvent être tout aussi variées que les raisons du stress chronique ou du burnout. Dans une thérapie de courte durée, des stratégies pour épauler le salarié à mieux gérer les conditions malsaines sont élaborées », explique la CSL.

Il est urgent que les employeurs cessent de jouer aux abonnés absents et s’engagent à leur tour dans la marche vers une prévention du burn-out !

26
FéV
2016
Burn-out: le syndrome de l'iceberg

Burn-out: le syndrome de l’iceberg

Notre société s’interroge sur le mal-être au travail. Phénomène nouveau?

J’ai déjà développé les différences avec les générations de nos pères dans le post du 23 avril 2015: “Stress au travail: quelles différences avec nos aînés?”. J’y discutais les avantages de plus de souplesse dans la gestion administrative, plus d’offres d’emploi donc moins de stress à quitter son travail en cas de conflit…

Aujourd’hui le burn-out tient l’actualité: discussion parlementaire de sa reconnaissance comme maladie professionnelle, colloque de décembre 2015 souffrance des professionnels de santé et l’enquête du cabinet Stéthos sur le burn-out des médecins, plusieurs articles de presse…
Voici quelques faits au moins significatifs d’une prise de conscience de notre société.

Cependant, à trop occuper le devant de la scène, la petite partie émergée de l’iceberg: le burn-out,  cacherait – il la masse profonde et immergée du stress professionnel qui menace de faire naufrager nos entreprises?

Comme si “ trop d’info tuait l’info”…

En effet, bien sûr, il faut absolument reconnaître la gravité du burn-out et l’augmentation de son incidence dans le monde du travail. Que de vies et de carrières gâchées!
N’oublions pas que le burn-out touche les collaborateurs les plus impliqués: ceux qui dépensent sans compter leur temps et leur énergie pour l’entreprise, que de perte d’exploitation pour les entreprises!

Mais la médiatisation du burn-out, ne doit pas faire  occulter la masse silencieuse des collaborateurs qui souffrent au travail. Ceux-ci ne ferons pas forcément de burn-out, ni se suicideront, mais le stress les ronge et les handicape dans l’accomplissement de leurs taches. Il leur retire tout épanouissement au travail.

Tout comme la partie immergée de l’iceberg – 90% de sa masse totale – cette population majoritaire souffre discrètement, loin des projecteurs des médias.

Les conséquences humaines sont tristes. Le terme de “présentéisme” est apparu pour désigner ces salariés, certes présents au travail mais atteints dans leurs capacité de concentration , ce qui ampute leur productivité.

Une estimation  de 6 heures de travail perdues par semaine par le salarié dans cet état! Quasiment une journée par semaine perdue!
(sources: Diplôme Universitaire sur les aspects biologiques et  psychosociaux du stress 2013/ 2014)

La gestion du stress professionnel passe par une prévention active pour intervenir prioritairement  à ce stade sur les collaborateurs et réduire ainsi l’incidence des formes graves et souvent irréversibles de stress compliqué: dépression, syndromes anxieux, burn-out.

 

La véritable prévention passera par un retour aux valeurs fondamentales de la vie en société.

  • Cultiver la bienveillance vis à vis de ses collaborateurs
  • Le respect mutuel
  • Restaurer le dialogue dans l’entreprise. Nous avions témoigné déjà du bien fondé de la “boite à idées”: les bonnes idées de développement peuvent germer chez des collaborateurs.
  • Revenir à un regard positif

 

C’est aussi la devise de Paris: “ fluctuat nec mergitur”

17
FéV
2016
Burn-out des médecins: Soigner les soignants? Autopsie de la profession

Burn-out des médecins: Soigner les soignants ? Autopsie de la profession

Le stress n’épargne aucune catégorie professionnelle, pour preuve son incidence importante chez les acteurs de santé. A l’occasion du colloque  « Soigner les professionnels de santé vulnérables » du 3 décembre 2015, une enquête sur le burn-out des professionnels de santé a été présentée.
Les résultats confirment un état des lieux alarmant et mettent en évidence un élément plus méconnu: les conduites addictives.

Le CNPS: Centre National des Professions Libérales de Santé  a collaboré à l’élaboration du colloque national. L’enquête sur la « souffrance des professionnels de santé », menée en novembre 2015 par l’institut Stéthos International, y a été présentée.
http://www.infirmiers.com/votre-carriere/cadre/quid-conduites-addictives-professionnels-sante.html

En 2015 :

  • 50% des professionnels de santé ont estimé être en situation de burn-out plus ou moins prononcé
  • 14% concernés par des conduites addictives
  • Les acteurs de santé préfèrent à 80% pouvoir bénéficier d’une prise en charge dans des structures de soin réservées à la profession et éloignées de leur lieu d’activité, pour des raisons évidentes de discrétion.


Ces résultats viennent confirmer le constat initial de H.J. Freudenberger, un des psychologues auteurs du terme “burn-out“ en 1976, chez les personnes dont l’activité professionnelle  implique un investissement  relationnel et affectif important: travailleurs sociaux, enseignants, professions médicales.

Ce constat pitoyable de la situation des professionnels de la santé m’impose une réflexion sur :

  1. Une surcharge de travail accrue
  2. Une rémunération insuffisante


Au début des années 80, je lisais un article qui prévoyait la carence de médecins que nous connaissons aujourd’hui, surtout de spécialistes.

Comment ?
Par une analyse assez simple prenant en compte  d’une part, le numerus clausus, c’est à dire la limitation du nombre d’étudiants admis au concours d’entrée aux études de médecine
et  d’autre part, les départs à la retraite des médecins.

L’insuffisance actuelle de médecins était bien prévisible et a donc été savamment orchestrée par les gouvernements successifs. Et depuis 1980, il s’en est succédé beaucoup et de toutes les tendances politiques ! Les autres acteurs de la santé (infirmières, kinésithérapeutes …) ont subi le même sort.
En ce qui concerne la rémunération des médecins, elle a stagné et à considérer le coût de la vie, ils subissent une diminution importante de leur pouvoir d’achat.
D’une façon générale, la rémunération est un élément reconnu qui permet d’assumer sainement le rythme de travail et la somme des responsabilités endossées.

La logique des gouvernements s’est montrée purement comptable:

  • Limiter le nombre de médecins pour diminuer le nombre de prescriptions, d’examens de laboratoire, de radios, d’interventions chirurgicales… quitte à prolonger les délais de soins. Ainsi, il faut en moyenne 6 mois pour obtenir un rendez-vous chez un ophtalmologiste en province !
  • Limiter le tarif de la consultation au niveau de ce que la sécurité sociale peut rembourser, même si ce tarif n’a plus rien à voir avec le coût de la vie. Lors d’un interview, un citoyen s’insurgeait que la consultation de son médecin soit au même prix que son coiffeur!

 

En vérité , il faut arrêter d’accuser à tort les médecins du déficit chronique de la Sécurité sociale. La preuve en est, dès que la courbe du chômage s’améliore, le déficit de la Sécurité Sociale diminue. En 2001, par l’augmentation de la masse salariale et des cotisations, la Sécurité Sociale  a même bénéficié d’un excédent.

Il faut réaliser que les médecins ont suivi des études longues et difficiles. Leur activité de soin implique un certain don de soi, une implication affective. Ils ne comptent pas leur temps de travail.
Les 35 heures, ce sont souvent leurs heures de sommeil ! Il s’ajoute les tracasseries administratives, une fiscalité croissante et une rémunération totalement insuffisante. Une  véritable injustice chronique !

Voilà réunis les ingrédients pour faire craquer même les meilleurs d’entre-nous.

En 2015, nous avons déploré le suicide de 50 médecins, c’est plus que pour le reste de la population … Le Point, sur son site, donnait une véritable alerte avec un article important: Publié le 24/02/2014  et celui du 25/12/2014

Notre société doit réfléchir à rétablir la qualité de vie au travail et spécialement à veiller sur les acteurs de santé?

Laisser nos acteurs de la santé dans cette situation n’est pas moral. Attention, l’accès aux soins est aussi un élément clé de la cohésion sociale.

19
JAN
2016

Un antidote important pour maîtriser le stress

Fin novembre 2015, je devais animer une conférence sur la gestion du stress pour une grande société internationale.
Le lieu du rendez-vous, était initialement prévu dans un grand hôtel parisien. Je devais intervenir à 19h, en fin de journée de leur séminaire qui réunissait plus d’une quarantaine de directeurs commerciaux régionaux.
Après les attentats du 13 novembre, les responsables nord-américains ont souhaité déplacer le séminaire en grande banlieue, à 40 km de Paris.

J’avais bien préparé ce rendez-vous important et pris mes dispositions pour arriver en avance afin d’installer calmement ma présentation pour la projection des slides.
En fait, j’ai rencontré une circulation très encombrée. Le GPS me prévenait qu’elle se densifiait de plus en plus. Je voyais l’heure avancer et ma progression si lente…
Bien que parti très à l’avance, je finis par arriver seulement 3 minutes avant l’heure prévue pour la conférence.
A peine arrivé, le responsable m’a conduit à la salle, un branchement rapide de mon ordinateur et j’ai commencé presque immédiatement la conférence.

Durant mon périple automobile, je réfléchissais à l’ironie de la situation : un enjeu important, des contretemps majeurs, une situation pénible et inextricable.
Ma réaction : « je ne vais tout de même pas arriver stressé pour animer une formation sur la gestion du stress ! »

J’ai décidé de prendre le contre-pied de la situation et de réagir avec humour et dérision.

 L’humour est l’unique remède qui dénoue les nerfs du monde sans l’endormir.    Robert Escarpit

Je commençais donc la conférence par une blague :
«  j’ai mis deux heures pour parcourir 40km et votre chef me répond : — Oui, j’avais aussi une voiture comme ça avant !!! »
Sourires dans la salle… J’ai commencé la formation.

L’humour est un antidote important pour maîtriser le stress et ouvrir son travail.

Pour la prise de parole en public, commencer par un trait d’humour ou une anecdote installe d’emblée une écoute favorable.

28
OCT
2015
Communiquer, dialoguer : deux attitudes professionnelles favorables à la lutte contre le stress au travail.

Merci Bravo Deux mots qui comptent au travail

Le travail, c’est la santé. Et notamment, la santé mentale. Ainsi, 6 salariés sur 10 et 8 managers sur 10 perçoivent le travail d’abord comme une source d’épanouissement personnel avant d’être une source de contraintes. C’est ce qui ressort du Baromètre Cegos « Climat social et qualité de vie au travail » publié le 22 octobre.

Plus on monte dans la hiérarchie, plus le sentiment d’épanouissement au travail est élevé.

Et pourtant, le stress continue d’être omniprésent au travail : 61 % des personnes interrogées (56 % des salariés, 73 % des managers) le subissent de manière régulière dans leur travail. Un phénomène connu des responsables des ressources humaines (7 sur 10 en sont informés).

« Autre point d’alerte sérieux pour les Directions des Ressources Humaines: un quart de la population interrogée déclare avoir subi au cours de sa carrière un problème psychologique grave, de type dépression ou burn-out. Une même proportion dit avoir déjà été victime de harcèlement moral », souligne l’étude.

Qu’attendent les salariés de leur N+ 1 pour améliorer le climat social dans l’entreprise ?

45 % des personnes interrogés souhaitent que leur manager sache reconnaître et féliciter ses collaborateurs. 41 % qu’il prenne du temps avec son équipe. Et 37 % qu’il fasse des points réguliers avec son équipe.

Les managers de leur côté semblent avoir entendu ces attentes. Ils sont 83 % à déclarer avoir mis en place des actions pour développer la coopération au sein de leur équipe. 74 % misent également sur la communication avec leurs collaborateurs. Et 73 % pensent à féliciter leurs collaborateurs.

Communiquer, dialoguer : deux attitudes professionnelles favorables à la lutte contre le stress au travail.

18
MAI
2015
La surcharge de tâches est le principal générateur de stress au travail.

La surcharge de tâches: générateur de stress au travail

Envie de souffler ?
La surcharge de tâches est le principal générateur  de stress au travail.
Certaines entreprises l’ont compris et prescrivent à  leurs salariés de ne pas emporter de travail au domicile. Idem, pour éviter la surcharge de mails, de ne pas répondre le soir ni le weekend.
L’ esprit a besoin de se recharger pour rester créatif et productif.

Dans le monde professionnel aussi, il faut que le bon sens reprenne le dessus!

23
AVR
2015

Stress au travail: quelles différences avec les générations de nos aînés

De la discussion avec des aînés sur leurs conditions de stress au travail, il ressort que, presque unanimement, ils décrivent un monde professionnel dépourvu de stress.

L’analyse de leur situation se décompose en plusieurs éléments :

  • un contexte général économique de croissance, les conditions économiques n’étaient pas toujours favorables mais le coût de la vie moins cher et par conséquent il décrivent un pouvoir d’achat  plutôt convenable, notamment sur le plan du coût du logement.
  • des offres professionnelles nombreuses. Ceci est un point essentiel du bien-être au travail puisqu’ils avaient la possibilité de changer de travail si celui-ci ne convenait pas et ainsi sans laisser perdurer un contexte conflictuel. Ainsi, pas besoin de subir pendant des années un chef désagréable, une surcharge de travail, des conditions salariales inadaptées…
  • une souplesse administrative qui facilitait de tels changements de travail.
  • plus de dialogue au sein des entreprises.

 

Du coup, le monde professionnel connaissait une ambiance générale plutôt empreinte de  respect mutuel et de sérénité. Ces mêmes éléments fondamentaux qui font souvent défaut dans notre génération.

Au sein de JLH ENERGIE FORMATION, nous veillons à rétablir une meilleure ambiance de travail.
Les ingrédients: favoriser le dialogue dans l’entreprise, clarifier les tâches, le respect et la bienveillance à tous les niveaux.

En fait, un retour à des notions sociales  fondamentales dans le monde du travail, pour le bien-être des salariés et assurer une meilleure productivité.

15
AVR
2015
Management et risques psychosociaux prendre la bonne direction

Management et risques psychosociaux prendre la bonne direction

Le potentiel humain de l’entreprise a souvent été vu comme une charge sociale pour l’entreprise.
Ceci reste vrai sur le plan purement comptable.

Sur le plan humain, l’enjeu est bien plus noble.

Il s’agit d’obtenir l’exécution des tâches tout en laissant aux collaborateurs une marge de manoeuvre, une certaine latitude, qui leur permet de travailler dans une ambiance décontractée. Celle-ci est le gage d’une plus grande  implication, de l’éclosion d’un sentiment d’appartenance à une collectivité créatrice.

Il faut prendre conscience que certaines méthodes de management utilisées aujourd’hui génèrent des risques psychosociaux péjoratifs pour la santé des salariés et nuisibles à la productivité de l’entreprise, par un surcroît de morosité au travail, du turn-over des salariés, du taux d’absentéisme.

Je mets en cause le management autoritaire, le manque de dialogue, la surcharge de travail…

Ainsi, le coût annuel du stress au travail en France est estimé entre 2 à 3 milliards d’euros!
Le modèle établi par le psychologue  Karasek (1979) schématise la mesure du stress au travail. Il évalue l’intensité de la demande psychologique à laquelle est soumis un salarié, la latitude décisionnelle qui lui est accordée et le soutien social qu’il reçoit. Ainsi, un travail se montre d’autant plus stressant que la tâche  est importante et que l’employé aura peu de marge de manoeuvre décisionnelle et peu de soutien social. 

Prendre en compte  le stress au travail est devenu une obligation légale depuis l’article L4121-1 du code du travail. Cependant, au-delà de l’aspect légal, favoriser des méthodes de bien-être au travail, donne à l’entreprise une ambiance conviviale dont elle sera la plus grande bénéficiaire.

A ce titre, certaines entreprises mettent en place un service de conciergerie, afin de libérer l’esprit de leurs collaborateurs qui s’impliquent mieux ainsi. Ces services peuvent ainsi être du pressing, repassage ou retouche de vêtements, de la cordonnerie, la réception de colis personnel, de la vente de timbres, de presse ou de pain, des soins esthétique ou de bien-être (coiffure, modelage, relaxation), du lavage de voiture, de la livraison de fleurs, de la recherche et commande de billets de trains ou d’avions, voire même des prestations à domicile (ménage, garde d’enfants, bricolage, jardinage) ou tout autre service permettant de faciliter la vie personnelle des salariés.

La mise en place d’une conciergerie d’entreprise apparaît comme un levier de gestion des ressources humaines. Les sociétés proposant ce service mettent en avant les avantages pour le salarié (réduction du stress, gain de temps, un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée) et les avantages pour l’employeur (amélioration de la productivité, meilleure image de l’entreprise, fidélisation des salariés).

La conciergerie est donc un exemple concret de lutte contre le stress des employés et leur apporte plus de confort au quotidien.

Cet exemple d’effort de services fait par les entreprises entre dans le cadre de la “prévention primaire” du stress au travail, c’est à dire par l’organisation du contexte de travail.

La “prévention dite secondaire et tertiaire” prend en charge directement les collaborateurs victimes du stress au travail comme nous le proposons dans le cadre de nos formations prévention des risques psychosociaux